







Plan ancien de Lille et de ses environs
Plan de Lille et de ses environs
Lille en 1885 : les fortifications tiennent encore, les faubourgs poussent dehors, et deux gares oubliées desservent le sud de la ville.
- Format
- 50 × 70 cm
- Papier
- 250 g/m²
- Expédition
- en tube
Le plan en bref
Ce plan ancien de Lille, le Plan de Lille et de ses environs, date de 1885 : un rempart continu enferme encore la ville, Fives et Saint-Maurice restent dehors, marqués « Banlieue », et deux stations ferroviaires oubliées bordent la voie de Béthune, au sud. Format 50 × 70 cm, papier 250 g/m² demi-mat, expédié roulé dans un tube triangulaire en carton — port 4,90 €, offert dès deux plans.
Détail du port et des retours · comment dérouler le plan sans l'abîmer
Ce que nous avons restauré
Restauration numérique, à la main, à partir d'un scan haute définition : pliures, piqûres, taches et jaunissement estompés. Aucun tracé ni nom de rue n'a été redessiné : ce que vous lisez sur le tirage figure sur l'original.
L'histoire
En 1885, Lille vit ses dernières décennies de ville fermée. Le décret du 2 juillet 1858 lui a rattaché Wazemmes, Esquermes, Moulins-Lille et Fives, et porte la ville enclose de 210 à 720 hectares environ. Mais la nouvelle enceinte, dont le premier coup de pioche est donné le 8 septembre 1859, ne suit pas toute la nouvelle commune : une partie des quartiers tout juste annexés reste dehors, de l'autre côté du fossé.
C'est exactement ce que montre ce plan : une ville dense cernée d'un rempart continu, et autour, des faubourgs qui s'étendent sans permission. Il faudra un quart de siècle, de 1899 à 1923, pour venir à bout de ces fortifications.
Sources
Ouvrages consultés
- Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille, Note contenant l'historique de l'agrandissement de Lille, 1874 · consulter
- Victor Delerue, Lille. Ses hommes célèbres, ses monuments remarquables, ses institutions utiles, 1866 · consulter
- Bernard Ménager, « Une longue bataille : le démantèlement des remparts de Lille (1899-1923) », Revue du Nord, t. 66, n° 261-262, p. 619-630, 1984 · consulter
- Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, « Les mutations et les enjeux dans le cadre de l'urbanisme universitaire à la fin du XIXe siècle », dans R. Vandenbussche (dir.), Cent ans d'université lilloise, IRHiS, 2000, p. 107-118, 2000 · consulter
- Chloé Rosati-Marzetti, ministère de la Culture, Fiche d'inventaire du patrimoine culturel immatériel : « Tir à la perche verticale » · consulter
- Wikipédia (fr), Palais des Beaux-Arts de Lille (§ Construction du palais, d'après Dupuis 2014), consulté 2026 · consulter
Ce qu'ils disent
Le décret du 2 juillet 1858 lui a rattaché Wazemmes, Esquermes, Moulins-Lille et Fives.
- « Un décret approbatif intervint à la date du 2 juillet 1858 et on s'occupa immédiatement […] en commençant par la nouvelle enceinte. » — Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille, p. 4 · voir la page
- « L'œuvre immense de l'agrandissement de Lille, mise à l'étude depuis nombre d'années, ne fut décidée définitivement qu'en 1858 » — Victor Delerue, p. 25 · voir la page
Et porte la ville enclose de 210 à 720 hectares environ. Mais la nouvelle enceinte, dont le premier coup de pioche est donné le 8 septembre 1859, ne suit pas toute la nouvelle commune : une partie des quartiers tout juste annexés reste dehors, de l'autre côté du fossé.
- « Le troisième projet englobait les communes précitées de Moulins-Lille, Wazemmes, Esquermes et portait la surface de la ville de 210 à 720 hectares environ. » — Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille, p. 3 · voir la page
Le premier coup de pioche est donné le 8 septembre 1859.
- « Le premier coup de pioche reçu par nos vieux remparts a été donné le 8 septembre 1859, en présence de nos autorités municipales. » — Victor Delerue, p. 26 · voir la page
- « Entre la décision du gouvernement impérial d'agrandir la ville de Lille […] et le début des travaux, il s'était écoulé à peine plus d'un an. » — Bernard Ménager, p. 619 · voir la page
Une partie des quartiers tout juste annexés reste donc dehors, de l'autre côté du fossé.
- « Quant aux anciennes portes de Béthune et de la Barre, elles ont été démolies et reconstruites dans l'enceinte nouvelle […] Il n'est resté debout que les portes de Fives, de Roubaix, de Gand et d'Ypres » — Victor Delerue, p. 26 · voir la page
- « La superficie urbaine est multipliée par cinq par le rattachement des communes de Moulins, Wazemmes, Esquermes, Fives et du faubourg de Saint-Maurice-des-Champs. » — Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, § 1 · voir la page
Il faudra un quart de siècle, de 1899 à 1923, pour venir à bout de ces fortifications.
- « Une longue bataille : le démantèlement des remparts de Lille (1899-1923) » — « Il fallut un quart de siècle pour passer de l'accord de principe initial à la réalisation du démantèlement total des fortifications lilloises. » — Bernard Ménager, p. 619 · voir la page
Fives et Saint-Maurice écrits « Banlieue » : la trace de l'annexion de 1858, qui a fait de Fives un quartier sans l'enfermer dans les murs.
- « Quant aux anciennes portes de Béthune et de la Barre, elles ont été démolies et reconstruites dans l'enceinte nouvelle […] Il n'est resté debout que les portes de Fives, de Roubaix, de Gand et d'Ypres » — Victor Delerue, p. 26 · voir la page
- « La superficie urbaine est multipliée par cinq par le rattachement des communes de Moulins, Wazemmes, Esquermes, Fives et du faubourg de Saint-Maurice-des-Champs. » — Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, § 1 · voir la page
Le tir à la perche est un tir à l'arc vertical, pratiqué par les sociétés d'archers du Nord.
- « Dans ce jeu de tir, le but est « d'abattre un oiseau » se trouvant en haut d'une perche. » ; « La fédération régionale réunit environ 84 sociétés situées dans le Nord du Pas-de Calais et du Nord (Flandres) » — Chloé Rosati-Marzetti, ministère de la Culture, Présentation sommaire et description · voir la page
Sur notre plan de 1885, le palais des Beaux-Arts est déjà dessiné : un bâtiment à cours, n° 112 de la liste, « Palais des Beaux-Arts ». Le chantier débute en août 1885 ; le palais est inauguré le 6 mars 1892.
- « Un concours, ouvert aux architectes français, est lancé en 1884 » ; « La construction du nouveau musée débute en août 1885. » ; « L'inauguration a lieu le 6 mars 1892 » — Wikipédia, § Construction du palais · voir la page
Trois détails à chercher au zoom
Fives et Saint-Maurice, marqués « Banlieue »
À l'est, au-delà des fossés en eau
Deux quartiers lillois écrits « Banlieue » sur un plan de Lille. On voit le rempart et son fossé passer entre la ville et eux, les laissant dehors. C'est la trace de l'annexion de 1858, qui a fait de Fives un quartier administratif sans l'enfermer dans les murs.
Deux « Tir à la Perche » sur les glacis
L'un au sud-est entre la porte d'Arras et la porte de Douai, l'autre au nord vers La Madeleine
Un petit cercle, un nom, rien de plus. Le tir à la perche est un tir à l'arc vertical, pratiqué par les sociétés d'archers du Nord. L'emplacement de ces deux tirs n'apparaît dans aucune source que nous ayons trouvée : c'est le plan lui-même qui en garde la mémoire.
Deux gares disparues
Au sud, le long de la voie ferrée de Béthune, juste hors du rempart
« Station de la Porte d'Arras » et « Station des Postes », en petites capitales sur le tracé de la ligne. Deux haltes ferroviaires dont presque plus personne à Lille ne soupçonne l'existence. Juste en dessous, le Cimetière du Sud.