50 × 70 cm · 250 g/m² · port offert dès 2 plans
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Mise en situation, décor de synthèse : le tirage 50 × 70 cm du plan « Plan de Lille et de ses environs », encadré au mur à taille réelle. Cadre non inclus.
Mise en situation, décor de synthèse : le tirage 50 × 70 cm du plan « Plan de Lille et de ses environs », encadré au mur à taille réelle. Cadre non inclus.
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Mise en situation, décor de synthèse : le tirage 50 × 70 cm du plan « Plan de Lille et de ses environs », encadré au mur à taille réelle. Cadre non inclus.
Mise en situation, décor de synthèse : le tirage 50 × 70 cm du plan « Plan de Lille et de ses environs », encadré au mur à taille réelle. Cadre non inclus.
Détail du plan : Fives et Saint-Maurice, marqués « Banlieue »
Détail du plan : Le « Tir à la perche » du glacis nord, sous « Madeleine »
Détail du plan : Deux gares disparues
Cadre non inclus

Accueil › Plans de Lille

Plan ancien de Lille et de ses environs

1885

Plan de Lille et de ses environs

Lille en 1885 : les fortifications tiennent encore, les faubourgs poussent dehors, et deux gares oubliées desservent le sud de la ville.

Format
50 × 70 cm
Papier
250 g/m²
Expédition
en tube
19 € puis 10 € par plan ajouté
Imprimé en France, expédié roulé dans un tube triangulaire en carton
Premières expéditions à partir du 16 novembre · livraison en point relais offerte dès 2 plans
14 jours pour changer d'avis

Le plan en bref

Ce plan ancien de Lille, le Plan de Lille et de ses environs, date de 1885 : un rempart continu enferme encore la ville, Fives et Saint-Maurice restent dehors, marqués « Banlieue », et deux stations ferroviaires oubliées bordent la voie de Béthune, au sud. Format 50 × 70 cm, papier 250 g/m² demi-mat, expédié roulé dans un tube triangulaire en carton — port 4,90 €, offert dès deux plans.

Détail du port et des retours · comment dérouler le plan sans l'abîmer

Ce que nous avons restauré

Restauration numérique, à la main, à partir d'un scan haute définition : pliures, piqûres, taches et jaunissement estompés. Aucun tracé ni nom de rue n'a été redessiné : ce que vous lisez sur le tirage figure sur l'original.

L'histoire

En 1885, Lille vit ses dernières décennies de ville fermée. Le décret du 2 juillet 1858 lui a rattaché Wazemmes, Esquermes, Moulins-Lille et Fives, et porte la ville enclose de 210 à 720 hectares environ. Mais la nouvelle enceinte, dont le premier coup de pioche est donné le 8 septembre 1859, ne suit pas toute la nouvelle commune : une partie des quartiers tout juste annexés reste dehors, de l'autre côté du fossé.

C'est exactement ce que montre ce plan : une ville dense cernée d'un rempart continu, et autour, des faubourgs qui s'étendent sans permission. Il faudra un quart de siècle, de 1899 à 1923, pour venir à bout de ces fortifications.

Sources

Ouvrages consultés

  • Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille, Note contenant l'historique de l'agrandissement de Lille, 1874 · consulter
  • Victor Delerue, Lille. Ses hommes célèbres, ses monuments remarquables, ses institutions utiles, 1866 · consulter
  • Bernard Ménager, « Une longue bataille : le démantèlement des remparts de Lille (1899-1923) », Revue du Nord, t. 66, n° 261-262, p. 619-630, 1984 · consulter
  • Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, « Les mutations et les enjeux dans le cadre de l'urbanisme universitaire à la fin du XIXe siècle », dans R. Vandenbussche (dir.), Cent ans d'université lilloise, IRHiS, 2000, p. 107-118, 2000 · consulter
  • Chloé Rosati-Marzetti, ministère de la Culture, Fiche d'inventaire du patrimoine culturel immatériel : « Tir à la perche verticale » · consulter
  • Wikipédia (fr), Palais des Beaux-Arts de Lille (§ Construction du palais, d'après Dupuis 2014), consulté 2026 · consulter

Ce qu'ils disent

  1. Le décret du 2 juillet 1858 lui a rattaché Wazemmes, Esquermes, Moulins-Lille et Fives.

    • « Un décret approbatif intervint à la date du 2 juillet 1858 et on s'occupa immédiatement […] en commençant par la nouvelle enceinte. » — Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille, p. 4 · voir la page
    • « L'œuvre immense de l'agrandissement de Lille, mise à l'étude depuis nombre d'années, ne fut décidée définitivement qu'en 1858 » — Victor Delerue, p. 25 · voir la page
  2. Et porte la ville enclose de 210 à 720 hectares environ. Mais la nouvelle enceinte, dont le premier coup de pioche est donné le 8 septembre 1859, ne suit pas toute la nouvelle commune : une partie des quartiers tout juste annexés reste dehors, de l'autre côté du fossé.

    • « Le troisième projet englobait les communes précitées de Moulins-Lille, Wazemmes, Esquermes et portait la surface de la ville de 210 à 720 hectares environ. » — Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille, p. 3 · voir la page
  3. Le premier coup de pioche est donné le 8 septembre 1859.

    • « Le premier coup de pioche reçu par nos vieux remparts a été donné le 8 septembre 1859, en présence de nos autorités municipales. » — Victor Delerue, p. 26 · voir la page
    • « Entre la décision du gouvernement impérial d'agrandir la ville de Lille […] et le début des travaux, il s'était écoulé à peine plus d'un an. » — Bernard Ménager, p. 619 · voir la page
  4. Une partie des quartiers tout juste annexés reste donc dehors, de l'autre côté du fossé.

    • « Quant aux anciennes portes de Béthune et de la Barre, elles ont été démolies et reconstruites dans l'enceinte nouvelle […] Il n'est resté debout que les portes de Fives, de Roubaix, de Gand et d'Ypres » — Victor Delerue, p. 26 · voir la page
    • « La superficie urbaine est multipliée par cinq par le rattachement des communes de Moulins, Wazemmes, Esquermes, Fives et du faubourg de Saint-Maurice-des-Champs. » — Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, § 1 · voir la page
  5. Il faudra un quart de siècle, de 1899 à 1923, pour venir à bout de ces fortifications.

    • « Une longue bataille : le démantèlement des remparts de Lille (1899-1923) » — « Il fallut un quart de siècle pour passer de l'accord de principe initial à la réalisation du démantèlement total des fortifications lilloises. » — Bernard Ménager, p. 619 · voir la page
  6. Fives et Saint-Maurice écrits « Banlieue » : la trace de l'annexion de 1858, qui a fait de Fives un quartier sans l'enfermer dans les murs.

    • « Quant aux anciennes portes de Béthune et de la Barre, elles ont été démolies et reconstruites dans l'enceinte nouvelle […] Il n'est resté debout que les portes de Fives, de Roubaix, de Gand et d'Ypres » — Victor Delerue, p. 26 · voir la page
    • « La superficie urbaine est multipliée par cinq par le rattachement des communes de Moulins, Wazemmes, Esquermes, Fives et du faubourg de Saint-Maurice-des-Champs. » — Marie-Josèphe Lussien-Maisonneuve, § 1 · voir la page
  7. Le tir à la perche est un tir à l'arc vertical, pratiqué par les sociétés d'archers du Nord.

    • « Dans ce jeu de tir, le but est « d'abattre un oiseau » se trouvant en haut d'une perche. » ; « La fédération régionale réunit environ 84 sociétés situées dans le Nord du Pas-de Calais et du Nord (Flandres) » — Chloé Rosati-Marzetti, ministère de la Culture, Présentation sommaire et description · voir la page
  8. Sur notre plan de 1885, le palais des Beaux-Arts est déjà dessiné : un bâtiment à cours, n° 112 de la liste, « Palais des Beaux-Arts ». Le chantier débute en août 1885 ; le palais est inauguré le 6 mars 1892.

    • « Un concours, ouvert aux architectes français, est lancé en 1884 » ; « La construction du nouveau musée débute en août 1885. » ; « L'inauguration a lieu le 6 mars 1892 » — Wikipédia, § Construction du palais · voir la page

Trois détails à chercher au zoom

Détail 1

Fives et Saint-Maurice, marqués « Banlieue »

À l'est, au-delà des fossés en eau

Deux quartiers lillois écrits « Banlieue » sur un plan de Lille. On voit le rempart et son fossé passer entre la ville et eux, les laissant dehors. C'est la trace de l'annexion de 1858, qui a fait de Fives un quartier administratif sans l'enfermer dans les murs.

Détail 2

Deux « Tir à la Perche » sur les glacis

L'un au sud-est entre la porte d'Arras et la porte de Douai, l'autre au nord vers La Madeleine

Un petit cercle, un nom, rien de plus. Le tir à la perche est un tir à l'arc vertical, pratiqué par les sociétés d'archers du Nord. L'emplacement de ces deux tirs n'apparaît dans aucune source que nous ayons trouvée : c'est le plan lui-même qui en garde la mémoire.

Détail 3

Deux gares disparues

Au sud, le long de la voie ferrée de Béthune, juste hors du rempart

« Station de la Porte d'Arras » et « Station des Postes », en petites capitales sur le tracé de la ligne. Deux haltes ferroviaires dont presque plus personne à Lille ne soupçonne l'existence. Juste en dessous, le Cimetière du Sud.

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