







Plan ancien de Lille : les tramways
Plan des tramways de la ville de Lille
En 1873, un décret autorise à Lille un réseau de tramways à chevaux. Ce plan le montre en rouge, ses lignes rayonnant presque toutes depuis la gare.
- Format
- 50 × 70 cm
- Papier
- 250 g/m²
- Expédition
- en tube
Le plan en bref
Un plan ancien de Lille daté de 1873. Le réseau de tramways y est imprimé en rouge : ce rouge est d'époque, il a été ajouté quelques années plus tard, lors d'une réédition du plan. Ses lignes convergent presque toutes vers la gare. Notre seul ajout est le bleu de l'eau, colorié à la main pour la décoration. Vous recevez une affiche de 50 × 70 cm sur papier demi-mat 250 g/m², roulée dans un tube triangulaire en carton. Livraison 4,90 €, offerte dès deux plans.
Détail du port et des retours · comment dérouler le plan sans l'abîmer
Ce que nous avons restauré
Restauration numérique, à la main, à partir d'un scan haute définition : pliures, piqûres, taches et jaunissement estompés. Aucun tracé ni nom de rue n'a été redessiné : ce que vous lisez sur le tirage figure sur l'original.
Retouche artistique. Sur ce plan uniquement, nous avons colorié l'eau en bleu, à la main. Sur l'original, elle est grise, dessinée par de fines stries, et ces stries sont toujours là sous le bleu. Nous l'avons fait pour la décoration, et pour montrer que Lille est une ville d'eau.
L'histoire
Le fond de plan est daté 1873 dans son cartouche, dressé d'après le plan officiel de la Direction des travaux municipaux, sous l'administration du maire Catel-Béghin, et publié par L. Chavignaud.
Par-dessus, le réseau de tramways a été imprimé en rouge quelques années plus tard, lors d'une réédition du plan : ce rouge est d'époque. On tient donc deux documents en un : le relevé de la ville fermée, et la première toile de transport public qui s'y dessine.
Cette toile était tirée par des chevaux. Le décret du 4 octobre 1873 déclare d'utilité publique « un réseau de voies ferrées à traction de chevaux » dans Lille, et le cahier des charges en énumère douze lignes, qui convergent presque toutes vers la gare. La ville en concède la construction et l'exploitation à M. Philippart. À la date portée par ce cartouche, tout restait à construire : les premières lignes ne roulent qu'à partir de 1874.
La suite se lit comme une course à la traction. Les délibérations municipales enregistrent des essais de traction à vapeur en 1881, une autorisation en 1886, puis, à partir de 1897, des conventions pour la traction électrique : en un quart de siècle, le tramway lillois passe du cheval à l'électricité.
Sources
Ouvrages consultés
- Archives municipales de Lille, Inventaires en ligne (séries 2O Tramways, 3F, bulletins administratifs) · consulter
- Ville de Lille, Bulletin administratif, n° XII (décret du 4 octobre 1873, cahier des charges des tramways), 1873 · consulter
- Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille, Note contenant l'historique de l'agrandissement de Lille, 1874 · consulter
- Ville de Lille, Table analytique et alphabétique des délibérations du conseil municipal, 1873-1900, 1902 · consulter
- Ville de Lille, Métamorphose de l'avenue du Peuple Belge, 2025 · consulter
- Wikipédia (fr), Vauban-Esquermes, consulté 2026 · consulter
- Wikipédia (fr), Porte de Dunkerque, consulté 2026 · consulter
- Ministère de la Culture, POP (Mérimée IA59005537), Palais de Justice de Lille · consulter
- Anonyme (archives du musée de l'Hospice Comtesse), Hospice Comtesse, façade quai de la Basse-Deûle (négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent), 1re moitié du XXe siècle · consulter
Ce qu'ils disent
Dressé d'après le plan officiel de la Direction des travaux municipaux, sous l'administration du maire Catel-Béghin, et publié par L. Chavignaud.
- Bulletin administratif 1874 : « Maire : M. CATEL-BÉGHIN, André-Charles-Joseph ». — Archives municipales de Lille · voir la page
Le décret du 4 octobre 1873 déclare d'utilité publique « un réseau de voies ferrées à traction de chevaux » dans Lille, et le cahier des charges en énumère douze lignes.
- « Est déclaré d'utilité publique l'établissement d'un réseau de voies ferrées à traction de chevaux, sur diverses voies publiques de la ville de Lille » — Ville de Lille, p. 199-201 · voir la page
- « Le réseau comprendra les douze lignes suivantes » — Ville de Lille, p. 201 · voir la page
La ville en concède la construction et l'exploitation à M. Philippart.
- « La ville de Lille concède à Monsieur PHILIPPART, la construction et l'exploitation de ses Tramways » — Ville de Lille, p. 212 · voir la page
- Cote 2O/58 : « La Compagnie des tramways du Nord contre la Ville de Lille : jugements […] » (1875-1877). — Archives municipales de Lille · voir la page
À la date portée par ce cartouche, tout restait à construire : les premières lignes ne roulent qu'à partir de 1874.
- « En ce moment, où la création des tramways a fait émettre par la Chambre de commerce un vœu instant… » — Masquelez, directeur des travaux municipaux de Lille · voir la page
La suite se lit comme une course à la traction. Les délibérations municipales enregistrent des essais de traction à vapeur en 1881, une autorisation en 1886, puis, à partir de 1897, des conventions pour la traction électrique : en un quart de siècle, le tramway lillois passe du cheval à l'électricité.
- « Traction à vapeur. Essais. 1881, 111. — Autorisation. 1886, 87 » ; « Traction électrique. Convention. — 1897, 935 » — Ville de Lille, p. 89-90 · voir la page
Elle a été rebaptisée Victor-Hugo quelques années plus tard — et sur.
- Fiche « Boulevard Vauban » : « Boulevard Vallon, actuel boulevard Victor Hugo ». — Archives municipales de Lille · voir la page
L'eau y a coulé jusqu'aux années 1930.
- « Progressivement comblé à partir des années 1930, ce canal laisse place à une avenue moderne, prolongée dans les années 1970 » — Ville de Lille, section « Une avenue chargée d'histoire » · voir la page
Le faubourg de la Barre, partie ouest de l'ancienne commune de Wazemmes au sud de la citadelle, a presque disparu avec la déviation de la Deûle (1865) et le jardin Vauban. Le contour tracé sur le plan de 1873 (canal, quai de la Haute-Deûle, boulevard Vauban) est approximatif.
- « au sud de la citadelle, l'ancien faubourg de la Barre et le territoire environnant peu construit jusqu'au milieu du XIXe siècle s'étendant à l'ouest de l'actuelle rue Nationale » ; « La déviation du canal de la Moyenne Deûle en 1865 à proximité de la Citadelle et la création du jardin Vauban entre l'ancien et le nouveau cours ont fait presque totalement disparaître le Faubourg de la Barre » — Wikipédia, § Le faubourg de la Barre · voir la page
- « la route vers le faubourg de la Barre. Ce faubourg presque entièrement disparu était situé à la pointe ouest de l'actuel jardin Vauban. » — Wikipédia, § Historique · voir la page
Le canal de la Basse-Deûle passait au pied de l'Hospice Comtesse ; il a été comblé à partir des années 1930 (aujourd'hui avenue du Peuple-Belge, pelouse devant l'hospice).
- « Progressivement comblé à partir des années 1930, ce canal laisse place à une avenue moderne, prolongée dans les années 1970 » — Ville de Lille, section « Une avenue chargée d'histoire » · voir la page
- « construit en bordure du canal de la Basse-Deûle […] à proximité de l'hospice Comtesse » — Ministère de la Culture, POP, Historique · voir la page
- Vue : l'eau du canal au pied du mur de quai, devant la chapelle et l'aile de l'hospice. — Anonyme, photo · voir la page

Photochrom Print Collection, Library of Congress — domaine public
Trois détails à chercher au zoom
Le réseau s'arrête aux portes, ou presque
En bas de feuille, de part et d'autre du boulevard de Strasbourg
Suivez une ligne rouge vers le sud : elle descend le boulevard Montebello jusqu'à la place des Postes, touche la Porte des Postes, et s'arrête. Même chose à la place d'Arras. Au sud et à l'ouest, le tramway ne sort pas de la ville fermée. L'exception est à l'est : deux traits rouges franchissent les remparts et filent vers Saint-Maurice et Fives.
« Boulevard Vallon » — l'actuel boulevard Victor-Hugo
Au sud, entre la place d'Arras et le boulevard Montebello
La voie porte ici son nom d'origine. Elle a été rebaptisée Victor-Hugo quelques années plus tard — et sur notre Plan de Lille et de ses environs de 1885, la même rue est écrite « Boulevard Victor Hugo ». Deux plans, un boulevard, deux noms : le changement se voit en passant d'une feuille à l'autre.
Le Quai de la Basse Deûle
En bleu, au cœur du Vieux-Lille, au nord de la place du Lion d'Or
Un canal en pleine ville, avec son quai, longé par le tracé rouge du tramway. L'eau y a coulé jusqu'aux années 1930. C'est aujourd'hui l'avenue du Peuple-Belge, large et sèche. Sans doute le plus déroutant de la feuille pour un Lillois d'aujourd'hui.
À lire sur ce plan
Voir rouler un tramway d'époque
L'AMITRAM, l'amicale des tramways de la métropole lilloise, a sauvé et remis en marche des motrices du début du siècle. Elle exploite le Tramway touristique de la vallée de la Deûle, entre Marquette-lez-Lille et Wambrechies — l'une des rares lignes de tramway touristique de France.