Plan des tramways de la ville de Lille
Le réseau rouge s'arrête net aux portes de la ville. Au-delà : la campagne. C'est l'horizon quotidien d'un Lillois avant le démantèlement des remparts.
- Format
- 50 × 70 cm
- Papier
- 250 g/m²
- Expédition
- en tube
Que montre le plan des tramways, et qu'est-ce que je reçois ?
Le fond de ce plan est daté 1873 dans son cartouche ; le premier réseau de tramways y a été surimprimé en rouge pour une édition postérieure, et ses lignes s'arrêtent net aux portes de la ville fermée. Tirage 50 × 70 cm sur papier 250 g/m² mat, livré roulé dans un tube rigide — port 4,90 €, offert dès deux plans.
Détail du port et des retours · comment dérouler le plan sans l'abîmer
L'histoire
Le fond de plan est daté 1873 dans son cartouche, dressé d'après le plan officiel de la Direction des travaux municipaux, sous l'administration du maire Catel-Béghin, et publié par L. Chavignaud.
Par-dessus, le réseau de tramways a été surimprimé en rouge pour une édition postérieure. On tient donc deux documents en un : le relevé de la ville fermée, et la première toile de transport public qui s'y dessine.
Cette toile était tirée par des chevaux. Un décret de 1873 autorise un réseau de douze lignes de tramway hippomobile, porté par l'ingénieur Léon Marsillon ; la ville en concède la construction au financier belge Simon Philippart, qui fonde la compagnie des Tramways du Nord début 1874. Les deux premières lignes entrent en service le 7 juin 1874. À la date portée par ce cartouche, aucun tramway ne roulait encore à Lille.
La suite se lit comme une course à la traction. Dès 1876, le coût du cheval pousse la compagnie à essayer la vapeur : les locomotives Francq desservent Roubaix à partir de 1888, tandis que l'intérieur de la ville reste hippomobile. Édouard Empain rachète 90 % des actions entre 1893 et 1895, et le 20 mai 1901 la compagnie devient les Tramways électriques de Lille et sa banlieue. Le réseau survivra jusqu'au 29 janvier 1966.

Photochrom Print Collection, Library of Congress — domaine public
Trois détails à chercher au zoom
Le réseau s'arrête aux portes
En bas de feuille, de part et d'autre du boulevard de Strasbourg
Suivez une ligne rouge vers le sud : elle descend le boulevard Montebello jusqu'à la place des Postes, touche la Porte des Postes, et s'arrête. Même chose à la place d'Arras. Le tramway ne sortait pas de la ville fermée : il la desservait d'une porte à l'autre.
« Boulevard Vallon » — l'actuel boulevard Victor-Hugo
Au sud, entre la place d'Arras et le boulevard Montebello
La voie porte ici son nom d'origine. Elle a été rebaptisée Victor-Hugo en 1881 — et sur notre Plan de Lille et de ses environs de 1885, la même rue est écrite « Boulevard Victor Hugo ». Deux plans, un boulevard, deux noms : le changement se voit en passant d'une feuille à l'autre.
Le Quai de la Basse Deûle
En bleu, au cœur du Vieux-Lille, au nord de la place du Lion d'Or
Un canal en pleine ville, avec son quai, longé par le tracé rouge du tramway. L'eau y a coulé jusqu'en 1933. C'est aujourd'hui l'avenue du Peuple-Belge, large et sèche. Sans doute le plus déroutant de la feuille pour un Lillois d'aujourd'hui.
Ce que nous avons retouché
Chaque plan du catalogue est retouché à la main, image par image, pendant des heures. Sur celui-ci, nous avons recolorisé le bleu de la Basse Deûle et effacé les marques les plus visibles du temps — pliures, piqûres, taches d'humidité, jaunissement du papier — sans jamais redessiner un tracé ni un nom de rue. Ce qui est lisible sur le tirage était lisible sur l'original.
Voir rouler un tramway d'époque
L'AMITRAM, l'amicale des tramways de la métropole lilloise, a sauvé et remis en marche des motrices du début du siècle. Elle exploite le Tramway touristique de la vallée de la Deûle, entre Marquette-lez-Lille et Wambrechies — la seule ligne de tramway touristique de France.