Lille · Insula · Ryssele
Avant Vauban, avant la citadelle, avant les grands boulevards : une ville de huit portes, dessinée maison par maison, avec un château que Philippe le Bel y avait planté.
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Que montre le plan de 1581, et qu'est-ce que je reçois ?
Cette planche est le n° 19 du troisième volume des Civitates orbis terrarum de Braun et Hogenberg, paru à Cologne en 1581 : Lille y a huit portes, un château de Courtrai encore debout, et un cartouche de vingt renvois en français du XVIᵉ siècle. Reproduction 50 × 70 cm, papier 250 g/m² mat, expédiée roulée en tube rigide — port 4,90 €, offert dès deux plans.
Détail du port et des retours · comment dérouler le plan sans l'abîmer
L'histoire
Cette planche est le n° 19 du troisième volume des Civitates orbis terrarum de Georg Braun et Frans Hogenberg, le grand atlas des villes du monde publié à Cologne. Le volume paraît en 1581.
Lille est alors une ville des Pays-Bas espagnols. Le relevé montre un état antérieur à 1577 : le château de Courtrai y figure encore debout, alors que son démantèlement commence cette année-là.
Trois détails à chercher au zoom
Le château de Courtrai, encore debout
En haut de la feuille, au-delà du bras d'eau
Un quadrilatère fortifié détaché de la ville : double muraille, tours rondes aux angles, large fossé en eau, une porte prolongée par un pont. Bâti à partir de 1299 sur ordre de Philippe le Bel pour commander le port de la Basse-Deûle, il est démantelé à partir de 1577. Son empreinte survit aujourd'hui dans le tracé de la rue des Tours.
Le cartouche des vingt renvois
En bas à gauche, dans un encadrement orné
Toute la ville en vingt lignes, en français du XVIᵉ siècle : huit portes, cinq églises, cinq hôpitaux, la cour du prince et la maison de ville. On y lit « La porte de courtraij », « Leglise de S. Estienne », « Lospital de Contesse » — l'hospice Comtesse, qui existe toujours.
Trois personnages au premier plan
En bas au centre, debout sur un tertre dans les champs
Un homme en pourpoint tenant un luth, deux femmes en robes de couleur, nettement surdimensionnés par rapport aux maisons. Ces figures sont la signature des Civitates : elles documentent les costumes locaux, et la tradition veut que Braun les ait ajoutées pour que l'atlas ne puisse pas servir à des fins militaires.